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Prise en charges incontinences urinaire

L'incontinence est-elle un problème fréquent ?

Dans la population féminine, la prévalence de l’incontinence urinaire varie selon les études de 10 à 57%. Cette prévalence augmente avec l’âge. L’incontinence est souvent un problème tabou que beaucoup de patientes occultent à leur médecin et à leurs proches. A partir de plusieurs milliers de questionnaires, une étude norvégienne a permis d’établir la prévalence de l’incontinence urinaire par classe d’âge. Il est ainsi ressorti que :

  • 12% des femmes de 20 à 29 ans souffrent d'incontinence
  • 25 % des femmes de 60 à 69 ans souffrent d'incontinence
  • 32% des femmes de plus de 80 ans souffrent d'incontinence.

Il s’agit d’un problème de santé publique et nous trouvons honteux qu’il y ait aujourd’hui des publicités et un matraquage médiatique pour la vente de protections féminines pour l’incontinence.

Y a-t-il plusieurs sortes d'incontinences chez la femme ?

Incontinence urinaire à l’effort.

Il s’agit de la forme d’incontinence urinaire la plus courante chez les femmes. C’est la fuite d’une petite quantité d’urine en raison d’une pression sur les muscles du plancher pelvien (périnée) au moment d’un effort physique, d’un accès de toux, d’un éternuement ou d’un éclat de rire. Elle survient lorsque les muscles du bassin sont affaiblis.

Incontinence urinaire d’urgence.

Cette incontinence représente 25 % des incontinences féminines, mais elle peut toucher l’enfant et l’homme âgé. Elle est aussi appelée « vessie hyperactive ». Les muscles de la vessie sont hypersensibles à l’étirement et aux signaux nerveux. Le simple fait de marcher, de rire, de penser à uriner ou encore d’entendre de l’eau couler peut déclencher des pertes d’urine parfois importantes. Les personnes atteintes urinent donc fréquemment.

Incontinence urinaire mixte.

Cette forme d’incontinence urinaire associe aux moins deux formes de ce trouble. La combinaison la plus fréquente est celle de l’incontinence à l’effort et de l’incontinence d’urgence. Elle représente 25 % des incontinences urinaires féminines.

Doit-on opérer systématiquement ?

Non, les médicaments, au même titre que la rééducation périnéale, constituent un traitement de première intention. Parmi les différents types d'incontinence, seules l'incontinence urinaire par impériosité (ou incontinence par urgences mictionnelles) et mixte bénéficient de médicaments efficaces pour leur traitement.

Le laser vaginal (voir onglet laser vaginal) donne également des résultats intéressants sur les incontinences urinaires modérées.

Le but dans le traitement de l'incontinence urinaire est dans un premier temps de réduire la fréquence mais également le volume des fuites urinaires de jour comme de nuit, l'objectif final restant de faire disparaître totalement l'incontinence urinaire dans le meilleur des cas.

En quoi consiste la chirurgie de l'incontinence ?

De nombreuses techniques existent mais les bandelettes sous urétrales, qui existent depuis plus de 10 ans, ont révolutionné la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort. Ces bandelettes ont connu plusieurs évolutions qui ont donné lieu à différentes appellations : TVT, TOT, Mini bandelettes. Dans l’incontinence urinaire d’effort, c'est l'augmentation de la pression abdominale durant un effort, comme par exemple la toux, le soulèvement d'une charge ou de toute autre activité physique qui entraîne une fuite d'urines. L’opération consiste à disposer sous l’urètre une bandelette synthétique qui va reconstituer un hamac. Ceci va permettre une résistance nécessaire pour soutenir et garder l'urètre et le col vésical fermés. Ceci supprimera mécaniquement la fuite lors d'un effort.

Avant l'opération doit-on passer des examens complémentaires ?

Cela n’est pas indispensable. Toutefois selon les conditions un bilan uro-dynamique et /ou une analyse d’urines peuvent être réalisés en préopératoire.

En quoi consiste le bilan uro-dynamique ?

Il s’agit d’un examen simple et indolore qui va permettre de mieux comprendre comment fonctionnent votre vessie et vos sphincters. Il sera ainsi possible de mieux choisir le traitement de vos troubles urinaires. Cet examen peut être demandé pour préciser le mécanisme de certains troubles urinaire (fuites urinaires, mictions trop fréquentes, nécessité de pousser pour vider la vessie, envie pressante d'uriner, douleurs à la miction...).

L’examen peut être réalisé à la Clinique La Casamance par le Dr Eric De Bishop(04 91 88 40 00), au cabinet du Dr De Bishop situé au 55 avenue des Goums 13400 Aubagne (04 42 16 33 95), ou encore à l’Hôpital Saint Joseph par le Docteur Noëlle Morin (04 91 80 65 00).

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