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Hystérectomie

En quoi consiste l’hystérectomie ?

L'hystérectomie consiste en l'ablation chirurgicale de l'utérus. Elle peut comporter l'ablation du col de l'utérus : il s'agit alors d'une hystérectomie totale. Lorsque le col de l’utérus est conservé on parle alors d’une hystérectomie subtotale.

Selon les cas, il peut être nécessaire de réaliser l'ablation des ovaires et des trompes, l'intervention est dénommée dans ce cas hystérectomie avec annexectomie. Si on conserve les ovaires et les trompes on parle alors d’une hystérectomie inter-annexielle.

Quelles sont les différentes méthodes pour pratiquer une hystérectomie ?

Aujourd’hui cette opération peut être réalisée soit par laparotomie (incision abdominale), soit par cœlioscopie, soit par voie vaginale. Certains centres peuvent proposer aujourd’hui la réalisation de cette opération au moyen d’un robot (cf rubrique actualités). Le robot n’a pas à ce jour démontré sa supériorité par rapport aux autres techniques dans l’hystérectomie. En revanche il est pour l’instant plus couteux.

La laparotomie présente les inconvénients de suites plus douloureuses et d’une hospitalisation prolongée (aux alentours de 1 semaine). Elle est parfois utilisée lorsque l’utérus présente un très gros volume (fibromes) ou dans la chirurgie de certains cancers.

Les techniques miniinvasives (vaginale et coelioscopiques) donnent en général des suites bien plus simples (1 à 3 jours d’hospitalisation) et moins de douleurs que la laparotomie. Voilà pourquoi elles sont aujourd’hui largement privilégiées dans notre pratique.

Quand a-t-on besoin d’une hystérectomie ?

Tous d’abord dans la chirurgie des cancers de l’utérus et des cancers de l’ovaire. Elle est alors associée le plus souvent à l’ablation des ganglions du petit bassin (lymphadénectomie). Cette chirurgie est alors pratiquée soit par cœlioscopie soit par laparotomie.

Toutefois, les fibromes sont aujourd’hui la cause de la majorité des hystérectomies réalisées en particulier chez des femmes n’ayant plus de désir de grossesse.

Les autres raisons qui peuvent faire pratiquer une hystérectomie sont : les douleurs pelviennes, l’adénomyose, l’endométriose, dans certaines descentes d’organes, dans certaines maladies précancéreuses de l’utérus…

Quelle sont les conséquences de l’hystérectomie ?

Du point de vue strictement biologique l’ablation de l’utérus a comme unique conséquence  la suppression de la possibilité d’avoir des grossesses. Ceci s’accompagne obligatoirement de la disparition des règles.

Toutefois cela n’a aucun impact hormonal : en effet lorsque les ovaires sont conservés ils vont poursuivre naturellement  leur fonctionnement. Apres l’hystérectomie il y a donc toujours une ovulation (même s’il n’y a plus de règles !) et il y a toujours une production hormonale normale. Il n’y a donc pas de bouffées de chaleur ni de ménopause !

Au plan sexuel l’ablation de l’utérus ne doit rien modifier puisque la cavité vaginale est entièrement conservée. La majorité des patientes décrivent même une franche amélioration de leur  sexualité après l’hystérectomie. En effet, le plus souvent l’importance des saignements et/ou de la douleur lies à leur pathologie utérine a pu sévèrement les gêner dans leur sexualité jusqu’à l’opération.

Quand peut-on conserver les ovaires au cours d’une hystérectomie ?

La conservation des ovaires doit être proposée systématiquement tant que les ovaires fonctionnent (tant que la patiente a des règles). A l’inverse lorsque l’hystérectomie est réalisée chez des patientes qui sont ménopausées, il est recommandé de réaliser l’ablation des ovaires en même temps que celle de l’utérus.

En effet cela n’alourdi pas l’opération, cela ne change pas le fonctionnement hormonal (les ovaires ne fonctionnant plus).  En revanche cette ablation des ovaires après la ménopause va supprimer tout risque de cancer des ovaires. En cas de conservation des ovaires on pratique le lus souvent l’ablation des trompes de Fallope qui pourraient avoir un rôle dans la genèse des cancers de l’ovaire.

Quand peut-on conserver le col de l’utérus ?

La conservation du col de l’utérus peut être proposée dans certains cas (hystérectomie subtotale). Pour cela la patiente doit avoir eu des frottis normaux et doit être suivie régulièrement par des frottis après l’opération. Il faut aussi bien entendu que la maladie de l’utérus ne soit pas un cancer auquel cas l’ablation du col est toujours réalisée.

L’hystérectomie subtotale peut être réalisée par cœlioscopie. Cela va augmenter un peu la durée de l’opération puisque cela va nécessiter un morcellement de l’utérus. Ce morcellement de l’utérus peut se faire au travers du col (hystérectomie subtotale transcervicale) ce qui permet d’opérer avec seulement de incisions cutanées de 5 mm.

La conservation du col de l’utérus n’a pas démontré de supériorité réelle par rapport à son ablation. On ne note pas de différence nette en termes de douleurs, durée d’hospitalisation, risques viscéraux…. Toutefois il y aurait des différences en termes d’image de soi qui serait plus positive en cas de conservation du col.

Nous pensons donc qu’elle doit être proposée lorsqu’il n’y a pas de contre-indications médicales et que les patientes sont intéressées par ce type d’intervention.

 

L’hystérectomie peut-elle être faite en ambulatoire ?

Oui cela est même courant dans nos pratiques et seulement si l’opération est faite par une voie mini-invasive (voie vaginale, coelioscopie). Cela ne peut se faire qu’à une certain nombre de conditions (opération et suites simples, personne ne vivant pas seule, personne suffisamment autonome).

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